Oïdium, mildiou, pourriture grise… Voilà les véritables compagnons d’infortune du Poulsard. Il faut dire que dans le Jura, l’hygiène du rang n’a jamais été un vain mot, surtout pour les vignerons en bio ou biodynamie (près de 22% du vignoble est officiellement certifié AB, source : Agence Bio).
- Oïdium : Le Poulsard y est doublement vulnérable, ses baies éclatant parfois sous la pression du champignon. En 2019, des parcelles entières autour de Montigny-lès-Arsures ont vu leur récolte compromise.
- Mildiou : La pluie de juin favorise son essor : une fois installé dans la grappe, il n’y a souvent rien à sauver. Certains domaines consacrent jusqu’à 14 passages de traitements sur une campagne difficile.
- Pourriture grise : L’enchevêtrement serré des baies empêche la bonne circulation de l’air. Résultat, dès la véraison, toute humidité prolongée menace de transformer la grappe en un foyer de moisissures.
Face à cela, techniques culturales et traitements de contact restent la règle. Le cuivre (malgré les restrictions récentes) et le soufre sont encore très utilisés, mais de nombreux vignerons expérimentent le broyage des sarments, le palissage haut, ou la pulvérisation d’extraits végétaux (osier, prêle…) pour stimuler la résilience de la plante (source : Réseau Dephy, Chambres d’agriculture).