Parmi les histoires les plus marquantes figure celle de la « vigne jardin » de Montigny, où l’on trouve encore une dizaine de pieds-mères d’enfariné maintenus par bouturage manuel chaque hiver, hors de toute mécanisation. À Pupillin, il se murmure que la vigne de la famille Overnoy posséderait un cep « lignée unique » du portugais bleu ayant survécu aux gels de 1956 et 1985.
Il faut aussi saluer les efforts discrets des ampélographes amateurs, comme Jean-Claude Servant, qui cataloguent chaque souche dissidente, photographient des grappes en voie d’extinction, et maintiennent des collections dans les jardins conservatoires municipaux (Poligny, Vadans, Montaigu).
Enfin, certains festivals locaux tels que la Fête du Cep à Arbois réservent des dégustations spéciales de vins issus uniquement de cépages rares, une fois par an, pour sensibiliser les nouvelles générations à cette richesse d’arrière-garde souvent victime de l’uniformisation.